Présentation des communes du territoire de la 3CBO


De source sûre, l’Ouanne est née il y a des milliers de siècles. Elle a été ondoyée par la déesse celte Oanna

mère-protectrice des eaux de l’Yonne, de l’Ouanne et du Loing. Oanna devint Sainte Anne, au VII° siècle. Elle est la mère de Marie et la grand-mère de Jésus. En unissant les prénoms de Marie et d’Anne,  la République créa Marianne.  

La Cléry, quant à elle, baigne les fossés de Courtenay. Elle s’abreuve des chansons à boire du Moulin d’Aristide Bruant. Plus au Nord, le Betz nourrit les étangs qui l’entourent. Des pierres millénaires et des chênes séculaires les protègent de l’oubli.

Ces rivières faisaient tourner sans fin la roue du moulin, en  écrasant le blé du riche plateau du Gâtinais. En évoluant sur son axe, la meule  livrait au meunier la fleur de son froment. Il conservait le secret des orges blondes que seul un maltage lui révélait. 

Nos aimables rivières aux méandres subtils sourient aux promeneurs qui les longent. Elles saluent les randonneurs et les cyclistes s’ils suivent l’ancien chemin de fer « Montargis-Toucy» qui délimite le territoire de la 3CBO au Sud. Etant la collectrice du lait des vaches de la vallée, on nommait en riant cette voie ferrée, la Voie lactée.             

A l’Ouest, la 3CBO est bordée par la forêt de Montargis où le roi Charles VI « le Fol », chassait à cor et à cri, en 1399. Les jours de grand vent, on croyait entendre le « cor guilleret » de notre voisin, le Grand veneur du Roi. Les anciens Sires de Courtenay l’avaient affublé de ce sobriquet enjoué que les Guillerets de Corquilleroy ont relevé. 

A l’Est, la 3CBO est traversée par l’Autoroute A6, tandis qu’au Nord, elle effleure les terres de Ferrières-en-Gâtinais, en direction de Paris. 

Chacune des 23 communes a son clocher et chaque clocher a sa cloche. Elle rappelait à ses ouailles que sa paroisse était placée sous la protection d’un saint qu’on venait vénérer, en procession, pour guérir ses maux actuels et se prémunir des futurs fléaux.  

Quelques lieux sauvages et méconnus portent des menhirs et des traces de safran. Il pourrait revenir parfumer le miel onctueux des ruches et le cidre aux bulles frisées. Sous les pommiers chamarrés, les frisonnes s’en gavent. Attention, Danger ! Car les soirs d’été, la rive ombragée des vallées cède sa place aux mortels colchiques délavés.

Au cours des trois derniers siècles, les routes, le train et les rivières ont favorisé le développement de nos territoires. Aujourd’hui, la proximité de Paris, l’arrivée des relais hertziens et le maillage de la fibre optique sont des opportunités qu’il nous faut  exploiter. Le télétravail et la télémédecine doivent apporter des emplois dans nos contrées parfois reculées. Reste aux entrepreneurs et aux travailleurs des communes de la 3CBO à se former (surtout aux langues étrangères, à l’audiovisuel et aux nouvelles technologies). En résumé, il s’agit d’exploiter les ressources touristiques et technologiques que les infrastructures nécessaires à leur développement  mettent à notre disposition.

Puisse chacun d’entre nous contribuer – à sa mesure – à l’émergence du progrès dont le présent site internet sera un vecteur majeur. Nous l’enrichirons avec vous, au fil du temps et de l’évolution des besoins de nos utilisateurs et de nos futurs adhérents. 

Le lien proposé à la fin du descriptif succinct du patrimoine et de l’histoire de chaque commune permet d’accéder directement à son site et ainsi découvrir toutes les ressources administratives, économiques, touristiques et culturelles.     

Alain Deschamps

Cette présentation est établie grâce aux bons soins d’Alain Deschamps, Alain Touchard et Roland Vonnet.

La prononciation gâtinaise de BAZOCHES SUR LE BETZ escamote le “TZ“ final : BAZOCHES SUR LE BE. Le Betz est une rivière de 34 km qui prend sa source au sud de Domats dans l’Yonne et se jette à Dordives dans le Loing. La dénomination actuelle est déjà attestée au XVII siècle. L’origine du nom est le latin Basilica, les sanctuaires religieux au moyen âge expliquent que beaucoup de communes portent ce nom. Parmi  les hameaux mentionnés sur les cartes du XII siècle figuraient notamment  Bazoches en Gâtinais, La Borde appelé aussi Borde Vaujouan où s’élevait du XVI au XIX un château. Celui-ci fut détruit au XIX siècle et ses pierres  servirent à reconstruire le château de Bignon-Mirabeau situé à 5 km de Bazoches. Figurait aussi le hameau Baslin où en 1944 furent arrêtés les deux chefs de la gestapo française  Bonny et Laffon. L’église Saint Eutrope a été consacrée le 18 septembre 1550. Elle recèle de nombreuses statues en bois peint et doré du XVI siècle : Sainte Madeleine, Saint Eutrope, Saint Marc et son Lion, un évêque. Le château à l’entrée du village au fond d’une allée de marronniers avec sa haute toiture à la Mansard date du XVII siècle. Plusieurs étangs dont l’étang de Béon complète le réseau hydrographique dont le Betz bordé d’un beau lavoir est l’élément principal.

Superficie : 1538 ha

Population : 957

Nom des habitants : Bazochois

Site : lien vers le site 3CBO

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CHANTECOQ, la prononciation gâtinaise escamote le “q “ final : Chanteco, est un territoire qui était déjà occupé à l’époque préhistorique comme en témoignent les polissoires et le menhir de COINCHE hameau au nord du village. Le vieux bourg est construit sur la rive droite de la Cléry, rivière qui prend sa source à Egriselle le Bocage dans l’Yonne et se jette dans le Loing à Fontenay sur Loing. La Cléry est donc un sous-affluent de la Seine. Les constructions plus récentes sont le long du coteau nord où est érigée à son flanc l’église Saint Denis dont le collatéral de la nef sans transept date du XII siècle. Outre la Cléry et le ru de la vallée-Saint Jacques qui vient de Chuelles au sud, Chantecoq est bien fourni en plans d’eau avec la présence d’une dizaine d’étangs dont le plus vaste, à l’ouest de la commune près de l’Ancien Moulin a une superficie de 6,5 ha ou encore la fontaine Saint Fiacre.Il convient également de noter dans le patrimoine naturel de la commune l’existence d’une marnière près du lieu-dit Bel-Air de 32 mètres de profondeur pour 54 mètres de large  qui sert de gîte d’hibernation pour des chauves-souris. Longtemps propriété privée de la famille des Courtenay au moyen âge il reste à Chantecoq les ruines d’un château  XI et XII siècle dont les galeries avec arcs en ogives sont d’un grand intérêt.

Superficie : 1593 ha

Population : 491

Nom des habitants : Chantecoquois

Site : www.mairie-chantecoq.fr



CHATEAU-RENARD dans la vallée de l’Ouanne doit son nom au comte de Sens nommé Renard qui fit construire en 961 un château féodal sur la colline, ce nom devenu définitif succédait à celui antérieur de “Ville d’Ouanne “.
Ce château fut détruit en 1110 par Louis VI Le Gros, puis rebâti en 1232, puis démantelé par Louis XIII en 1623. 

Il reste aujourd’hui de nombreux vestiges tout autour de l’église Saint-Etienne édifiée dans l’enceinte du château aux XII et XIII siècle dont les restaurations successives ont permis la conservation de la ligne romane. Dans la vallée entre des bras de l’Ouanne le château de la Motte est édifié en 1121. Sa forme actuelle  de style Henry IV Louis XIII date de 1609. François 1er y signa l’Edit de la Blanque ancêtre de la loterie Nationale.

CHATEAU-RENARD possède bien d’autres curiosités, on peut citer notamment : De nombreuses maisons à colombages  datant du XV siècle dont la plus visible est la maison de Jeanne d’Arc ancienne hostellerie dans laquelle Jeanne d’arc passa lors du dernier de ses 3 passages sur le territoire de Château-Renard, la maison du Canada sur l’île du même nom, le musée vivant de l’apiculture gâtinaise, le verger conservatoire qui préserve une cinquantaine d’espèces localesde pommiers et de poiriers, de nombreuses croix de chemin dans la campagne environnante.

Population : 2237

Superficie : 4034 ha

Nom des habitants : Castelrenardais

Site : www.château-renard.fr


Le village de CHUELLES est situé sur un plateau (157 mètres d’altitude), entre les vallées de la Cléry et de l’Ouanne. Il appartient au pays de l’Hermois. D’une superficie de 3 082 hectares, la commune compte 88 hameaux, 5 lotissements. Les 1 202 habitants (dernier recensement), s’appellent les chuellois, avec comme surnom plus communément employé, les Gibargniots, chasseurs effrénés porteurs de gibernes vouées au transport de munitions.

Bourg avant tout rural, il doit sa réputation à l‘élevage d’ovins au Moyen Âge et jusqu’au milieu du XXème siècle, avec cinq foires aux moutons réparties dans l’année (vers 1900) et la cidriculture. L’étymologie de Chuelles remonterait à un nom gallo-romain résultant d’une caulae (devenue caulia ou cholia) qui désigne en latin la barrière d’un parc à moutons. D’autres auteurs l’ont comparée avec l’ancien français normano-picard chuelle (ou chue ou ceüe). Bon nombre d’hypothèses sont avancées, comme chue ou ceüe (fin du XIIème) qui vient du bas latin cicutella (de cicuta « cigüe »).

Le blason de CHUELLES. Sa dénomination héraldique est « Ecartelé au 1 et 4 d’or aux trois étoiles à quatre branches de gueules posées en barre, au 2 de sinople au tonneau couché d’argent, et au 3 de sinople au mouton d’argent. »  Les étoiles à quatre branches rappellent celles qui sont représentées au-dessus du porche de l’église, le tonneau symbolise l’activité cidricole et le mouton fait référence à la toponymie de CHUELLES et à son ancien élevage.

CHUELLES est connu aussi par la richesse de son sous-sol : le pétrole. Les premiers forages sur la commune datent des années 1950/1960. Cette activité se poursuit. 

L’église Saint-Etienne de style roman a été construite au XIIème siècle (premier édifice) par les moines venus de Molènes. Il reste la base du clocher et la nef du côté nord, placée sous le vocable de saint Antoine. L’édifice fut agrandi au XIIIème siècle en y ajoutant une seconde nef, placée sous le vocable saint Etienne. Le porche ajouté  à l’ouest est surmonté d’une archivolte en plein cintre à deux voussures. Douze vitraux furent confectionnés par l’atelier monastique  de Fleury d’après des maquettes réalisées par le peintre-verrier Louis-René Petit. On peut y voir aussi un tableau de la Vierge aux donateurs, copie réalisée en 1875 par Madame Altemer d’une toile de Van Dyck, datée des alentours de 1630, que l’on peut admirer au musée du Louvre. Il y a deux cloches dans le clocher, l’une datée de 1717 classée monument historique (1 200 kg), l’autre plus petite prénommée Augustine-Eléonore-Marie, date de 1890. 

L’histoire locale c’est aussi la présence d’un menhir au lieu-dit la Duranterie. La Sablonnière, une propriété qui a servi d’hôpital sanitaire régional (HS n°2) en 1916, pendant la guerre 14/18. Les Grands Rosets, un château démantelé en 1921 à la suite d’un revers de fortune de la famille de Josué Bouhebent qui le fit édifier sous Louis-Philippe 1er. Le château du Verger, édifié au XIIème siècle par Jean de Giroles, père de Louis de Giroles gouverneur de Montargis et Cepoy. Plusieurs familles de seigneurs s’y succédèrent mais c’est sans conteste l’écrivain Gatien Courtilz de Sandras qui laissera son nom attaché au Verger. Sous Louis XIV, sa carrière militaire de mousquetaire du roi achevée, il acheta en 1689 un domaine à CHUELLES comprenant un château, 300 arpents de bois, une ferme, un moulin et deux métairies, et se consacra à l’écriture. Il puisa son inspiration dans les intrigues de la cour, ce qui lui a valu un séjour à la Bastille. Libéré, il publia « Les Mémoires de d’Artagnan » en 1709. Un siècle plus tard, il sera plagié par Alexandre Dumas qui puisa dans ce récit la matière de son célèbre roman « Les Trois Mousquetaires ». Gatien Courtilz de Sandras, marié trois fois et père de six enfants, mourut en 1711 à la Bastille.

En 1758, le Verger passa aux mains des parents de l’illustre peintre et graveur Anne-Louis Girodet né en 1767 à Montargis. Fidèle disciple de son maître Jacques-Louis David, titulaire d’un prix de Rome, il est considéré comme le précurseur du romantisme. Un musée lui est dédié à Montargis. La demeure actuelle, construite avec les restes de l’ancien château, date du début du XXème siècle.

Superficie : 30,82 km2

Population : 1202

Nom des habitants : Chuellois

Site : www.chuelles.fr

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La commune est traversée par la verdoyante vallée de la Cléry et le sentier de randonnée GR32 qui assure une liaison entre la Vallée de la Seine et celle de la Loire. Nombreux randonneurs s’arrêtent près du lavoir restauré, pour une pause fraîcheur. 

L’église Saint-Martin est datée d’avant le XVIème siècle. Le clocher d’ardoise qui s’élève au-dessus de la toiture de la nef, accueille la cloche « Martine » qui date de 1520. Elle est classée Monument historique. Les fenêtres ont reçu des vitraux de différentes époques.

La commune a conservé les deux moulins hérités du Moyen Âge, témoins d’anciennes industries autrefois très actives : la forge et la meunerie.

Superficie : 12,19 km2

Population : 258

Nom des habitants : Courtemaliens

Site : lien vers le site 3CBO


Le destin de la famille Courtenay s’inscrit avec éclat dans les racines de l’histoire de France. Les Courtenay s’illustrèrent sur les routes et les champs de bataille des croisades où ils régnèrent sur des royaumes prestigieux. Au fil des siècles cette dynastie frôla de très près les trônes d’Angleterre et de France, l’un de ses membres Elisabeth de Courtenay  épousa Pierre, le frère du roi Louis VII.

Au XII siècle l’ordre des templiers, chevaliers hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, installèrent une commanderie à Monthézard à une encablure de Courtenay qui prendra le nom de l’Hôpitau au XVIII siècle.

Une statue en bois qui porte sur son socle la date authentique de 1180 aujourd’hui visible dans l’église Saint Pierre Saint Paul est restée exposée pendant six siècles dans la chapelle de la commanderie. Dédiée aux apôtres Pierre et Paul l’église de Courtenay fût construite au XVI siècle sur les ruines d’une église romane détruite en 1358 dont il ne reste que le clocher qui date du XI siècle.

Le lavoir rue des Ponts date des XVII XVIII siècles, la grande halle en pierre qui donne sur la place principale a été construite vers 1800. Du Chateau des Courtenay ne restent qu’une grosse tour et des remparts du XII siècle.

Des hommes illustres sont nés à Courtenay dont Aristide BRUANT chansonnier célèbre, hauteur de textes qui évoquent la vie populaire quotidienne des faubourgs de Paris, Adrien LUCET élu à l’académie de Médecine en 1910, Paul ROLIER dont les exploits inspirèrent Jules Vernes pour son roman L’Ile mystérieuse, Pierre TARIN qui participa à la rédaction de l’Encyclopédie et fût l’auteur d’un dictionnaire.

Superficie : 5013 ha

Population : 4029

Nom des habitants : Curtiniens

Site : www.courtenay45.fr


DOUCHY-MONTCORBON est une commune nouvelle depuis le 1er janvier 2016. Elle réunit les 2 communes historiques DOUCHY sur les rives de l’Ouanne et MONTCORBON, au nord, sur le plateau de Chuelles.Douchy tire son nom du latin DULCIACUS-AQUAE-IACUM (domaine de l’eau douce) et Montcorbon de CORBONNUM (lieu de la fontaine ou rivière corbonna) auquel on a rajouté Mont au XII siècle.

Les nombreux chemins de randonnées conduisent après avoir contourné les étangs, les lavoirs et remonté les rus aux églises Saint Jean Baptiste à Douchy remaniée au XIX siècle avec sa flèche de 52 mètres et ses statues polychromes du XV siècle et Saint Saturnin à Montcorbon plus ancienne puisque édifiée à l’origine au VII siècle et reconstruite au XVI siècle avec son admirable vitrail sur le pignon Est  et sa « pietà » en pierre.

A la croisée des chemins on trouve encore de nombreuses croix en fer forgé et sur le long de l’Ouanne des vestiges d’anciens moulins et de l’aqueduc Gallo-Romain qui conduisait à Triguères en aval.

L’Ouanne est un site remarquable avec ses berges, sa faune et sa flore très riche.

Superficie : 5012 ha

Population : 1544

Nom des habitants : Douchyssois-Montcorbonnais

Site : www.douchy-montcorbon.fr


La commune d’Ervauville était autrefois le lieu d’un pèlerinage célèbre, celui de la Sainte-Rose. Elisabeth Rose, novice, avait choisi de se retirer du monde et trouva refuge dans un grand chêne creux sur la commune d’Ervauville. A proximité de la source du ru, la fontaine Sainte-Rose, elle fonda un monastère, fin du XIème siècle. Il restera jusqu’au XVème siècle puis sera détruit par les Protestants pendant les Guerres de Religion. La sainte y accomplit des miracles en faisant recouvrer la vue avec l’eau de la source.
Au XIIIème siècle, l’église était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste, sainte Rose, et saint Léger. Après de nombreux remaniements suite à des destructions, l’église dédiée à Saint-Jean-Baptiste a été entièrement restaurée au XIXe siècle. Elle est surmontée d’un clocher à flèche.
A l’intérieur, une nef de quatre travées et un bas-côté. L’autel matutinal est dominé par un imposant retable en bois peint et doré. Dans chacune des deux niches situées de part et d’autre de deux colonnes corinthiennes, une statue représentant saint Joseph portant l’enfant Jésus, et l’autre représentant saint Eloi, datée du XVIIème siècle. Au centre du retable, une toile représentant le baptême du Christ, signée Horsin-Déon. Les fonts baptismaux sont en fonte et le confessionnal date du XVIIIème siècle.

Population : 540

Superficie : 12,51 km2

Nom des habitants : Ervauvillois

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En ruine, l’église Saint-Genou (Jenou) et Saint-Antoine a été reconstruite au XVème siècle. Le clocheton qui s’élève au-dessus de la nef à ses parois couvertes de bardeaux en châtaignier. Il abrite une cloche nommée « Elisabeth », qui eut pour marraine la dernière comtesse de Courtenay, Dame Elisabeth Jeanne de la Roche de Rambures et pour parrain le Seigneur Charles Adrien comte de Ligny. Son portail  roman qui date du XIIème siècle, est composé de trois gros claveaux reposant sur deux sommiers importants, prolongés par les piédroits.

L’église de Foucherolles possède de nombreuses statues en bois peint, style naïf, dont celles de Saint-Genou (Jenou) et de Saint-Antoine. Les vitraux des fenêtres datent de la restauration réalisée en 2005 et 2006 par l’atelier Art Vitrail de Gurgy (89198).

L’étang de Galetas est classé en zone de protection spéciale du réseau Natura 2000 (biodiversité).

Population : 277

Superficie : 9,80 km2

Nom des habitants : Foucherollais

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Le monastère de GY-LES-NONAINS construit au début du IX siècle a été associé à la vie de ce village pendant près de 1000 ans et en a constitué l’institution éminente d’où le déterminant “LES NONAINS “ c’est-à-dire les religieuses. Rothilde fille de Charlemagne  établit le couvent de la Gloire-Dieu, monastère bénédictin vers 810 sur les lieux d’une petite communauté religieuse installée dès avant le VIII siècle. Pendant des siècles ce monastère, le village et l’église paroissiale ont été ceints d’une muraille dont il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges entre autres deux tours. La tour et la base de l’église Saint Sulpice sont du XI siècle. La porte principale et l’énorme pilier à 8 faces qui supporte la haute tour sont d’un roman ancien, de même le chœur est de style rhénan.  A l’intérieur l’église contient des sépultures de Courtenay du XVII siècle, des stèles provenant de la chapelle aujourd’hui disparue, des figures sculptées plus anciennes, des fonds baptismaux du XII siècle et des vitraux relatant l’histoire du monastère. Les cloches en bronze datent de 1771. Comme beaucoup de villages traversés par l’Ouanne Gy-Les-Nonnains a compté de nombreux moulins, il reste aujourd’hui  celui de Vaux. Le château de Changy à l’Ouest de Gy existe depuis longtemps. Une famille de “de GY“  est présente  sur les lieux au XII siècle, puis plus tard, une famille connue  de Puisaye, les Ratilly. L’ultime branche des Courtenay du Chesne a reconstitué l’ancien château peu avant les guerres de religions. Au 18 siècle le château fût adapté au style de l’époque par une série de familles très liées à la marine et aux colonies.

Population : 620

Superficie : 20,13 km2

Nom des habitants : sans nom

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Un jour, Louis IX appelé plus communément Saint Louis emprunta l’ancienne route de Courtenay à Montargis qui passait au creux de la vallée depuis des siècles. Un menhir déplacé pour construire l’axe moderne a semble-t-il disparu. Près de cette route, une fontaine dédiée à saint Marcoult censée guérir les écrouelles, une sorte de tuberculose. Un vitrail de l’église ornant la fenêtre du chevet, représente en partie Saint-Louis rentrant de croisade, faisant boire son cheval à la source, la hache et le roi, la main levée, montrant dans le ciel la vision de la chapelle qu’il souhaitait édifier à cet endroit. Le début de l’histoire du village !
L’église Saint-Louis est nichée au creux du vallon de la forêt domaniale de Montargis située partiellement sur la commune de la Chapelle-Saint-Sépulcre. Au XIXème siècle, furent construits un porche en charpente sur la façade et un clocher sur la nef. Dans le sanctuaire de l’édifice, un autel de pierre blanche, et dans le mur sud, un lavabo liturgique portant en son centre un bassin percé permettant l’écoulement de l’eau qui purifiait les mains du prêtre.
La statuaire, une statue du saint roi datant du XVIIème siècle et celle de Saint Marcoul posant sa main sur la tête de Saint Louis agenouillé.

Population : 237

Superficie : 6,21 km2

Nom des habitants : Capellois

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L’origine du nom de la commune remonte au Moyen-Âge, et vient certainement de Celle (Cellae), petite retraite de moine ou d’ermite.

La plus ancienne trace écrite d’un nom pour le lieu date de 1336 : « la Celle en Hermoy ». Dans un acte latin datant de 1350, on peut lire « Cella in Hermeio ». En 1386, la « Celle » devient « Selle ». Par contre, « Hermoy » et « Hermois » sont tous deux utilisés dans les registres communaux jusqu’à la fin du XXème siècle.

La commune a beaucoup souffert de la guerre de Cent ans, notamment sous les assauts des mercenaires anglais dirigés par Robert Knolles. Elle s’est difficilement relevée des fléaux consécutifs que représentèrent la guerre et la peste noire. La Selle-en-Hermoy prospéra ensuite grâce à son agriculture, sa culture du bois, ses fabriques de tuiles et de briques.

L’église Saint-Pierre-es-Liens, en cours de restauration, fut relevée au XVIème siècle sur l’emplacement d’un édifice religieux qui existait au XIIIème siècle. L’intérieur se compose d’une nef de trois travées. Le chœur plus étroit a permis d’élever deux autels à l’extrémité de la nef. Ils sont consacrés respectivement à la Sainte Vierge et à saint Joseph.

Le vitrail le plus ancien de l’église est celui de saint Pierre, d’autres représentent  une évocation, des souvenirs ou sont décoratifs.

Population : 794

Superficie : 19,56 km2

Nom des habitants : Sellois

Site : lien vers le site 3CBO


Le nom de la localité est attesté sous la forme Cella, en 1156, qui signifie « petit monastère », et de Bied, variante de bief, un canal apportant l’eau à un moulin, mais aussi cours d’eau, la Cléry, affluent du Loing qui traverse le territoire de la commune.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l’effondrement de leur république devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. La Selle-sur-le-Bied fait partie des 46 centres d’accueil ruraux ouverts dans le Loiret. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, les hommes étant désarmés et retenus dans le Sud de la France, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés… Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais.

Le 1er mars 2019, la commune fusionne avec Saint-Loup-de-Gonois pour former la commune nouvelle éponyme de La Selle-sur-le-Bied, dont la création est actée par un arrêté préfectoral du 26 février 2019.
L’église de la Sainte-Trinité et Sainte-Radegonde est à l’origine un édifice du XIIème siècle qui a subi les affres du temps, les détériorations. Remaniée début du XVIème siècle, elle a été restaurée à la fin du XIXème siècle. Rectangulaire, elle se compose de deux nefs. Un clocher du XIXème siècle a été édifié au niveau de la seconde traversée. Deux portails s’ouvrent sur la façade ouest. Quatre des clefs de voûte portent des armoiries.

Lors de travaux de réfection en 1958, ont été découvertes cinq peintures murales réalisées à la fin du XVème siècle, début du XVIème siècle. Les fenêtres ont reçu des vitraux réalisés en 1891.
Le château de la Selle-sur-le–Bied a été édifié en 1643 en remplacement d’un précédent château. Les façades et toitures ainsi que la cour, le pont d’accès et les douves sont inscrits sur la liste des monuments historiques, depuis 1963.

Le polissoir des Davaux, au nord de la commune, est un des très rares sur affleurements rocheux du Loiret. 

Population : 1099

Superficie : 30,12 km2

Nom des habitants : Sellois

Site : www.lasellesurlebied.fr


Louzouer a pour origine un oratoire situé près d’une source, placée sous le vocable de Saint Clair, d’’où le nom donné aux habitants, Oratoriens.

Le menhir de la Chaise ou Pierre de Minuit, présente de nombreuses protubérances formant le dossier d’une chaise et la pierre de calage, le siège. D’une hauteur d’environ quatre mètres, c’est l’un des plus grands mégalithes de la région Centre-Val de Loire, Bourgogne et Île-de-France. Il servit de limite pour séparer les châtellenies de Montargis et de Courtenay. Autres particularités dans la commune : 2 croix, l’une de Saint Jacques de Compostelle et l’autre de Saint Clair. Deux bornes à fleur de lys qui délimitaient un domaine. Le « chêne des Pitons » de 400 ans d’âge, né sous Henri IV. L’un des doyens du Loiret.

L’église Saint-Martin. Un premier édifice, un oratoire situé près de la source placée sous le vocable de saint Clair au IVème siècle. Il fut reconstruit au XIIIème siècle sous celui de saint Martin. Puis remanié et agrandi sous la forme rectangulaire, au XVIème siècle.

Le porche a été édifié au XIXème siècle. Le clocher est couvert par une flèche très effilée. La nef est couverte d’une voûte lambrissée, en berceau brisé. Sur une console, un tabernacle d’ébène rehaussé de cuivre argenté et d’écailles incrustées, époque Louis XIII. Les fenêtres ont reçu des vitraux, dont certains sont abstraits. Au-dessus de la porte ouest, un tableau représente la charité de Saint Martin (1838).

Population : 254

Superficie : 11,23 km2

Nom des habitants : Oratoriens

Site : lien vers le site 3CBO


Situé au sud du territoire aux confins de la Puisaye et du Gâtinais Melleroy prend son nom actuel au XII siècle. Ce nom viendrait de“ Malleus regius “ signifiant marteau royal, en raison de la proximité de nombreuses forges ou de “Melaretum“ pommeraie dont on sait la présence fréquente dans notre région.
On pourrait suggérer aussi que l’origine serait Mez-le-Roi, comme il existe Mez-le-Maréchal près de Dordives,  Mez-le-comte dans la Nièvre (bulletin Eponan°43). L’église Notre Dame classée à l’inventaire des monuments historiques était à l’origine consacrée à Saint Fiacre qui reste patron secondaire. Remaniée à de nombreuses périodes, l’ossature du bâtiment base du clocher comprise date du XII siècle. Construit à l’origine sur une voie celte puis romaine allant de Sens à Montbouy, de nombreux fiefs  furent créés autour de Melleroy, puis détruits au cours de la guerre de 100 ans. La famille Courtenay reconstruisit en 1620 à l’emplacement du fief de la Bretèche le très beau château actuel au très élégant toit d’ardoises en écailles sous le nom de La Chaponnière. La famille Becquerel  l’acheta en 1763. Cette famille deviendra célèbre en donnant plusieurs générations de scientifiques dont Henri, Prix Nobel de physique en 1903.

Superficie : 24,23 km2

Population : 505

Nom des habitants : Melleroysiens

Site : www.mairie-melleroy.fr


Un village bucolique où l’église est dans un environnement de verdure et de bâtiments à colombages. L’église Saint-Laurent et Saint-Aignan date du XVIème siècle avec quelque éléments romans. L’intérieur est divisé en cinq travées. La nef est séparée du chœur par une grille en menuiserie du XIXème siècle surmontant une clôture en bois vernissé.
L’édifice contient plusieurs œuvres classées au titre d’objet : deux pentures monumentales murales  classées depuis le 30 novembre 1908 représentant saint Martin et saint Aignan, une clôture de chœur et des bancs depuis le13 juin 1969. Un Christ en croix du XVIII-XIXème siècle. Des statues de le Vierge et de Saint-Aignan sont installées, ainsi qu’un tabernacle en bois peint. Les sept  fenêtres sont ornées de vitraux. Il reste des vestiges de peintures murales.
Le clocher est surmonté d’une flèche. Le porche a une charpente apparente. Il est inscrit depuis le 3 octobre 1929 à l’inventaire des Monuments historiques.
Le château du Pin construit au XVIIème siècle a d’abord servi de dépendance à l’abbaye de Ferrières puis a été acheté en 1821 par le maréchal  de France Sylvain Charles Valée : général français du Premier Empire, anobli par Napoléon, gouverneur général d’Algérie de 1837 à 1840, élevé aux dignités de pair et de maréchal de France.
Il existe un lavoir et un polissoir, vestige de la période mégalithique de Mérinville.

Superficie : 11,84 km2

Population : 188

Nom des habitants : Merinvillois

Site : www.merinville.fr


Le village constitué de terres agricoles et de bois est traversé par un cours d’eau, la Sainte Rose, un sous-affluent de la Seine par le Betz et le Loing. Sur son territoire se trouvent trois menhirs. Celui de la « Grande Roche », haut de 2,50 m, qui se trouve en plein champs, entre la vallée Audoin et le hameau de Lamerville. Le second « Monte-à-Peine », haut de 1,85 m, au lieu-dit Montapène, et le troisième « Bois de Forville », à proximité de la limite avec la commune de la Selle-sur-le-Bied. L’église Saint-Loup est de type église halle, de forme rectangulaire, précédée par un vaste porche. Le maître-hôtel en bois peint et doré, est adossé à un grand retable du XVIIème siècle.

Différentes statues : un Christ en croix en bois polychrome du XVème siècle, la Vierge de la fin du XIXème siècle, des statues en bois du XVIIIème siècle de saint Loup barbu, et du roi Saint Louis. Les fonts baptismaux du XVIIIème siècle, sont en bois sculpté18. Le clocher abrite une cloche en bronze du XIV ème siècle.

On ne peut oublier l’abbé Pottier, ancien militaire, nommé desservant de Pers en 1806. Il s’est illustré dans un épisode de la campagne de 1814, qui l’a rendu célèbre et lui a valu une distinction honorifique, « Le curé de Pers » d’après Frédéric Masson, de l’Académie Française.
Le lavoir communal, vestige d’une époque où les bavardages des lavandières étaient rythmés par les coups donnés avec leurs battoirs. Il était alimenté par une déviation du coulant de la fontaine Saint-Loup.

Population : 253

Superficie : 10,69 km2

Nom des habitants : Persgatinois

Site : www.pers-en-gatinais.fr


Ce site où se loge dans un joli vallon l’église de Saint  Firmin des Bois était initialement totalement boisé. Il a été dégagé progressivement pour accompagner le développement du bourg qui s’appelait  Sanctus ferminus in bosco au XII siècle (dans le bois), Sanctus ferminus ad boscum en 1297 (près du bois), Saint Firmin au Boys en 1465 puis son nom actuel à la fin du XVII siècle.

L’origine de la paroisse placée sous le patronnage de l’évêque martyr Saint Firmin remonte au VII siècle. Il ne reste rien de l’édifice d’origine sauf l’emplacement sur lequel a été reconstruite l’église actuelle au XVIII siecle sous le vocable de Saint Jirin, mais il demeure un élément voisin qui a joué un rôle fondamental dans le développement  passé du village : La Fontaine. Cette fontaine qui a pris le nom de Fontaine Saint Firmin, sans doute païenne à l’origine, a  servi de fontaine baptismale étant tenue pour bienfaisante. Elle a attiré des pélerinages très suivis  du moyen âge jusque dans la première moitié du XIX siecle. Son eau était réputée pour guérir une maladie de peau, sorte d’érysipèle gangréneux, appelée “le feu de Saint Firmin“. Ces pélerinages  s’accompagnaient de rites traditionnels : linges immergés et bénits, récitations d’évangile. Au dessus de la fontaine, la croix en pierre calcaire, en bon état, est la plus ancienne croix encore existante dans le canton. 

Des nombreux châteaux du passé il reste Les Frelats, dont l’origine remonte à la fin du XVII siècle, La Vallée lui aussi de la même époque. On ne saurait parler de Saint Firmin des Bois sans évoquer la présence du pétrole dans son sous-sol et le patrimoine, très contemporain celui-ci, que représentent les puits de forage pompant cet “or noir “sous l’œil bienveillant des animaux d’élevages nombreux dans ce territoire.

Accédez à la galerie de photos de Saint Firmin-des-Bois

Superficie : 1904 ha

Population : 457

Nom des habitants : Saint Firminois

Site : lien vers le site 3CBO


SAINT-GERMAIN-DES-PRES tire son nom du passage en 445 de Saint Germain évêque d’Auxerre. Ce village était souvent dans le passé surnommé, “ la paroisse aux 70 hameaux“, hameaux qui pour la plupart existent toujours. De nombreux châteaux aujourd’hui disparus portaient le nom de ces lieux-dits tels celui de Javot où ont été découvertes des tombes carolingiennes, de Guisors (Guezard) où resta une nuit Jeanne d’arc qui traversa ensuite l’Ouanne au gué du Pont Guinant, des Essarts, de Pourpry ou de Montanthaume où l’Evêque Saint Germain prêcha devant le peuple.

L’Ouanne traverse le territoire de Saint-Germain-des-Prés avec de nombreux méandres et bras secondaires, son bras principal marquant la limite avec Gy-Les-Nonains sur sa rive gauche. Les rus saisonniers du Pont Guinant et de Francillon se déversent dans l’Ouanne. Une source alimente le lavoir de la Fontaine.

De nombreux évènements ont bouleversé le destin de l’’Eglise de Saint Germain. Un édifice initial dont il ne reste rien a été érigé en 611 par Saint Loup évêque de Sens. Refaite et modifiée plusieurs fois elle est prise en charge  vers 1120 par les moines de Molesmes qui l’agrandir au XII siècle. En 1358 l’église est très endommagée par un incendie et définitivement restaurée cent ans plus tard, mais celle-ci sera à reconstruire et à réaménager progressivement à partir de  1580 après les passages  dévastateurs des armées des guerres de religion.

Superficie : 2618 ha

Population : 1914

Nom des habitants : Germanopratins

Site : www.saint-germain-des-pres-loiret.fr


Les manifestations de vie remontent au Vème siècle, où existait une bourgade gallo-romaine dans la vallée. La paroisse de ce village était consacrée à Saint-Hilaire, évêque de Poitiers mort en 369. Saint- Hilaire prit ensuite le nom de Saint-Hilaire près des Andrésis, en raison de sa proximité avec le Prieuré Bénédictin des Andrésis (IXème siècle).

Sur le bord de la rivière la Cléry, de nombreuses bâtissent fortifiées furent détruites lors de la Guerre de Cent Ans. Sur ces sites ont été construits les châteaux du Ratelet, de Pennery, de Montalan.
Le sentier de grande randonnée GR 132 traverse la Cléry à Saint-Hilaire-les-Andrésis et suit son cours.

De nombreux moulins jalonnent la vallée, témoins d’un passé industrieux comme les activités piscicoles ou de foulage de la laine. Les énormes blocs de grès qui  affleurent dans ce bois renvoient vers le lieu-dit « la claire Salée » où se trouvait le polissoir de la Roche aux Anglais qui fut détruit au XIXème siècle. Quant au polissoir du «Bois des Roches», il a été découvert en octobre 2004.

La première église a vu le jour début du XIème siècle, avec des bénédictins venant de Sens. A la suite d’un incendie en 1206, un nouvel édifice a été édifié. Les destructions liées à la guerre de Cent Ans, puis aux guerres de religion, ont entraîné la reconstruction de l’église plusieurs fois au cours des siècles.

L’église au vocable Saint-Hilaire a la forme d’une croix latine avec un chevet polygonal. L’intérieur se compose d’une nef de trois travées voûtées en plein cintre. Entre les deux colonnes surmontant l’autel, un tableau représente Jésus-Christ remettant les clefs à saint Pierre. Dans la seconde moitié du XIXème siècle, toutes les fenêtres de l’église ont été pourvues de vitraux. Son clocher s’élève sur la première travée de la nef.

Superficie : 25,71 ha

Population : 935

Nom des habitants : Andrésiens

Site : www.saint-hilaire-les-andresis.fr


La commune de Saint-Loup-d’Ordon est située dans l’Yonne, en limite du département du Loiret.

En 1256, « Sanctus Lupus di Ordone » appartient au prieuré de Cudot, première maison-fille de l’abbaye de Saint-Jean-lez-Sens. Fondé par le chapitre de la cathédrale de Sens, le prieuré est rattaché en 1563 à la Maison de Saint-Phalle en même temps que la seigneurie de Cudot. Cependant, les terres d’Ordon continuent de relever du fief de l’archevêché de Sens jusqu’à la Révolution.

L’église Saint-Loup et Saint-Abdon est située à l’entrée du village. La construction de son clocher massif s‘est étendue du XII siècle au XVème siècle. L’entrée dans l’édifice se fait par un portail Renaissance. L’église se compose de deux nefs de quatre travées chacune. L’espace sacré est séparé du reste de l’édifice par une grille.

De nombreux vitraux représentant Saint-Loup ; saint Abdon, seigneur persan ; saint Charles Borromée, cardinal au XVIème siècle ; Saint Louis ; l’apparition de la Vierge à sainte Bernadette ; sainte Alpais, la petite sainte de Cudot.

Superficie : 17,67 km2

Population : 258

Nom des habitants : Loupordonnais

Site : lien vers le site 3CBO


La commune de Thorailles a l’une des plus petites mairies de France, une vingtaine de mètres carrés. Elle attire du regard des usagers de la route départementale, comme son église dressée au milieu des champs près de quelques maisons, et proche de la mare.

L’église Saint-Jean-Baptiste récemment restaurée date de la fin XVème ou du début XVIème siècle. Le clocher à la flèche élancée se dresse sur la première travée de la nef.

A côté de l’autel moderne composé d’une épaisse dalle calcaire reposant sur deux piliers du même matériau, une armoire liturgique fermée par un vantail de chêne, mur côté nord. Dans le mur opposé, un lavabo liturgique a été créé. Sur le mur nord, un Christ très mutilé du XVIème siècle.

Superficie : 3,45 km2

Population : 194

Nom des habitants : Thoraillais

Site : lien vers le site 3CBO



Ancienne cité gallo-romaine que nombre d’historiens n’hésitent pas à assimiler à Vellaunodunum, cité conquise par César lors de la guerre des Gaules avant d’aller brûler Genabum et châtier les Carnutes pour les empêcher de rejoindre l’armée de Vercingétorix est située dans une vallée sillonnée par plusieurs bras de l’Ouanne rivière qui prend sa source à Ouanne dans l’Yonne et se jette dans le Loing à Conflans s/loing.

De ce passé restent à proximité  de nombreuses ruines archéologiques celtes et gallo-romaine : théâtre, voie celtique, oppidum gaulois et édifices thermaux ou encore de nombreux objets en céramique, en bronze, en fer, en pierre ou médailles aux effigies des empereurs.

Bien d’autres curiosités sont également présentes dans ce village, lavoirs, croix de chemins, manoirs tels « Le Grand Courtoiseau “ du XVII/XVIII siècle et ses jardins où vécu notamment Hervé Bazin, “ Le Donjon “  du XVII siècle ancienne demeure des seigneurs de Triguères.

L’église Saint Martin est inscrite à l’inventaire des monuments historiques avec son portail, sa tour du XI siècle et ses 3 nefs. L’une d’entre elles est la nef de Sainte Alpais, patronne de Triguères où elle est née en 1150. Cette sainte, canonisée en 1874,guérie par la vierge Marie d’une affection purulente opérait des guérisons miraculeuses.

Superficie : 3619 ha

Population: 1359

Nom des habitants : Triguérois

Site : www.trigueres.fr


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